En 1995, la loi de 1970, totalement anachronique, bloquait les soins adaptés à la toxicomanie. Il aura fallu une épidémie de sida chez les usagers de drogue par voie intraveineuse pour qu’une politique de santé permette, légalement, et l’échange de seringues et les traitements de substitution.
« Je ne connais rien de la toxicomanie et je ne veux rien en connaître ». On est en 1995. Par ces quelques mots, Rosa Martinez, médecin généraliste, donne le ton de l’année zéro de son parcours initiatique. Elle mène le lecteur dans tous les méandres de l’ambiance prohibitionniste, qui règne à son insu. Elle nous fait suivre les changements de sa pensée et de ses actes. Des rencontres décisives avec des usagers de drogues militants vont mettre la lumière sur les drogues, les effets recherchés, en pointant les effets limitants des traitements de substitution.
En 1996, au sein de l’hôpital Avicenne à Bobigny, elle va inaugurer, avec ses patients dépendant de l’héroïne, les premiers traitements de substitution, admis légalement, à savoir la méthadone et le Subutex.
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