« L’Auvergne est libérée… mais tout reste à faire ! » Ces mots d’Henry Ingrand, commissaire régional de la République, résument l’ampleur du défi qui s’ouvre le 27 août 1944 à Clermont-Ferrand. La ville est libérée, les FFI occupent le terrain, les communications sont détruites, l’administration désorganisée, et la population épuisée.
L’Auvergne se trouve alors en état de « mort cérébrale ». Confronté à une situation explosive, Henry Ingrand doit encadrer des FFI devenus maîtres du territoire, rétablir l’ordre, lancer l’épuration et reconstruire les infrastructures. Il lui faut également ravitailler une population affamée, lutter contre le marché noir et assurer la transition entre un régime défunt et un pouvoir républicain encore fragile, consolidé par les premières élections de l’après-guerre. Alors que la France reste partiellement occupée et que des millions d’absents sont détenus en Allemagne, l’Auvergne doit se reconstruire dans l’urgence et l’incertitude.
Le mot du colporteur
S’appuyant sur des archives peu exploitées, Michelle Serre éclaire cette période charnière, comparable aux bouleversements de la Révolution française. Pour son quatrième ouvrage sur les années 40, elle restitue avec précision les défis politiques, administratifs et humains de l’après-Libération en Auvergne, offrant un tableau vivant et rigoureux d’une région qui se remet en marche et prépare son entrée dans les Trente Glorieuses.
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