sorti le
Couverture de Contes de Silicium par Mickaël Rémond
ISBN : 978-2-958394-60-8260 pages49 612 mots (environ 2h45m)Tout publicNumériqueepubPhysiqueDédicacé sur demande 15 sept. 2022
De la robotique au transhumanisme, de la rétro-science à l’intelligence artificielle, du voyage dans le temps à l’émergence des drones, chacune des nouvelles de ce recueil explore notre relation à la technologie.

Au travers de quatorze textes, vous allez notamment suivre Vince sur les toits de San Francisco, découvrir le parcours d’Éric, un auteur qui a vaincu sa peur de la page blanche grâce à un logiciel, voyager dans le temps avec Elroy ou réaliser avec Edgar le potentiel de l’intelligence artificielle dans la police. Et qui sait, peut-être croiserez-vous au détour d’un texte quelques figures emblématiques de la Silicon Valley ?

Alors, poussez la porte du futur et lancez-vous dans ce voyage entre dystopie, rêve et utopie !

SOMMAIRE
• Contes de Silicium
TRANSHUMANISME
• La Faille
• Sang Neuf
• Le Boiteux
DRONES
• Ciel de Plomb
VOYAGE DANS LE TEMPS
• Euchronia
INTELLIGENCE ARTICIFIELLE
• Retour aux Sources
• Maudite IA
• Vie Argentique
ROBOTIQUE
• Crash Test
CULTURE GEEK
• Lutte en Apnée
• La pièce-jointe
• Pataphysique
CYBERPUNK
• Ω (Résistance)

EXTRAIT

« Macrocosme. La ville était devenue un sombre miroir de l’humanité. Elle avait avalé le monde, englouti les communautés, digéré les individus. Elle engluait tout. Un monde de gratte-ciel, qui tutoyait les étoiles, mais anéantissait les rêves. Un monde sans horizon qui brouillait les repères. La ville était le réseau, le réseau était la ville. Un réseau pour les endormir tous, songea Elroy.

Elroy avait appris à déjouer les codes. Lorsque chacun n’est que quantité négligeable, il devient possible de se fondre dans la masse, de se cacher dans les statistiques. Elroy était devenu une erreur d’approximation pour le système. Il avait appris à disparaître dans l’arrondi, au-delà de la troisième décimale.

Anonyme, il aimait parcourir la ville, pour chaque fois la redécouvrir : une ville lumière, à l’intensité aveuglante, avec ses néons clignotants, ses écrans géants racoleurs, une capitale du paraître qui avait réduit femmes et hommes à un asservissement tapageur, une prison sans barreau, dans laquelle chacun est à la fois prisonnier et maton.

Il aimait cette ville malgré tout. Avant les dérives,
Remonté le 6 août 2022 à 19h02